
LES PIÈGES A COLLES ÉLIMINENT DES ESPÈCES PROTÉGÉES :
COMMENT SE FAIT-IL QU'ILS SOIENT ENCORE AUTORISÉS ?
Les photos que nous publions aujourd'hui peuvent être choquantes
(au fil de cet article et plus bas sur la page).
Il nous parait nécessaire de les porter à connaissance pour alerter sur ce sujet,
de façon à ce que ces situations ne puissent plus survenir à l'avenir :
Il est important de préciser qu'il ne s'agit pas d'un cas isolé ou anecdotique.
Ces images révèlent que ces pièges "anti-rongeurs" sont en réalité non sélectifs
:
ils éliminent des espèces non ciblées, reptiles, serpents, lézards, geckos, oiseaux, mammifères qui sont pourtant strictement protégées par la loi. Et aussi un nombre incalculables d'insectes.

Couleuvre verte et jaune - Hierophis viridiflavus - Une espèce pourtant strictement protégée légalement.
Et des Carabes, insectes auxiliaires de cultures.
Certains de ces clichés ont été photographiés lors d'intervention
SOS REPTILES / SOS SERPENT
pour lesquelles nous avons été contactés et sommes intervenus :
Dans certains cas nous sommes prévenus à temps. Nous procédons alors patiemment, délicatement, et avec les techniques adaptées au décollage de l'animal puis à son relâcher.
Mais
parfois nous sommes alertés trop tard et l'animal est déjà décédé.
Il y a évidemment aussi tous les cas, nombreux, pour lesquels nous ne sommes pas contactés.

Lézards des murailles - Podarcis muralis - Combien sont-ils ? Une espèce pourtant strictement protégée légalement.
D'autres photos ci-dessous nous ont été communiquées par Shirley, ex salariée dans une entreprise qui utilise ces pièges non sélectifs, et qui témoigne notamment avec le message :
"on constate tous les jours des relevés aussi horribles".
Comme il est constaté sur ces photos, ces animaux, qui y sont piégés, sont inoffensifs et non susceptibles d'occasionner des dégâts. Certains appartiennent à
des espèces en grave déclin
et toutes jouent un rôle important dans le fonctionnement des écosystèmes.
Il y a aussi l'aspect particulièrement cruel de ces dispositifs sur lesquels des animaux de toutes sortes agonisent en se débattant pendant des heures et meurent dans la souffrance.

Lézards des murailles - Podarcis muralis - Lézards à deux raies - Lacerta bilineata- des espèces pourtant strictement protégées légalement.
Et une multitude d'autres animaux indéterminés en décomposition.
Comment se fait-il que des pièges qui capturent et tuent régulièrement des espèces protégées soient encore en vente et utilisation libre ?
Nous alertons sur ce sujet et demandons le retrait de ces pièges.
Il existe des solutions alternatives non létales, et certains de nos voisins européens (Allemagne, Belgique, Espagne,...) ont déjà fait interdire la vente et l'usage de ces dispositifs cruels et nuisibles à la biodiversité.
Si vous êtes confronté à des cas similaires , vous êtes invités à nous les transmettre sur le formulaire avec vos infos sur la page
en cliquant ICI.
Nous comptons sur vous pour diffuser ce message notamment en partageant cette publication.
Comment des pièges autorisés peuvent-ils provoquer la mort d’animaux qu’il est, en principe, interdit de capturer ou de détruire ?
Et pourquoi ces dispositifs non sélectifs restent-ils autorisés en France ?
Le média Vakita s’est rendu sur le terrain.
Les enquêteurs ont constaté la même chose,
un reportage vidéo sur le sujet vient d'être aussi diffusé, et vous pouvez le visionner ci-dessous :





















